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Blog du groupe de Caen de la fédération anarchiste.
FA Caen.
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 Qu'est ce que la Fédération anarchiste?La Fédération anarchiste
est un groupement de militants politiques organisé sur le principe du
libre fédéralisme (c'est-à-dire la libre association) garantissant aux
groupes et aux individus qui la composent la plus grande autonomie afin
de permettre le pluralisme des idées et des actions, dans le cadre d'un
pacte associatif que nous appelons nos " principes de base "
(disponibles sur demande). C'est notre outil de lutte qui doit être
fonctionnel et rationnel. Nous rejetons en effet tout fétichisme
d'organisation. Pas de hiérarchie donc pas de chefs chez nous!
C'est à tous les militants et militantes qu'il appartient de faire
progresser leur organisation. Nous ne reconnaissons pas la division
dirigeant/exécutant, la participation effective des militants et
militantes aux structures collectives de l'organisation est un principe
d'éthique et de solidarité. Ces structures fédérales sont: le Monde libertaire hebdomadaire, Radio libertaire, hier parisienne, aujourd'hui planétaire, et la librairie du Monde libertaire, à Paris
également. En dehors de ces oeuvres fédérales, les groupes ont aussi
des locaux, souvent des librairies, éditent des revues, menant ainsi
leur propre activité au niveau local. Les buts de la FA
Nous
sommes pour une révolution radicale et globale, à la fois économique et
sociale; pour détruire la société fondée sur la propriété privée ou
étatique des moyens de production et de consommation; pour la
suppression de toutes les formes d'exploitation, de hiérarchie,
d'autorité. Cette phase de destruction est nécessaire et c'est
sans doute pour cela que certains ne voient ou ne veulent voir les
anarchistes que comme des partisans fanatiques du désordre. Qu'ils
regardent autour d'eux et qu'ils nous expliquent comment faire pire! Les
anarchistes sont, au contraire, partisans d'une société organisée d'une
manière beaucoup plus rationnelle et logique que la jungle capitaliste
ou les dictatures marxistes-léninistes. Il s'agit, dans le cadre d'une
société libertaire, non pas de gouverner les hommes mais d'administrer
les choses au profit de la collectivité tout entière. Nous
voulons construire une société libre sans classes ni État, sans patrie
ni frontières, avec comme objectifs: l'émancipation des individus;
l'égalité sociale, économique et politique; la liberté de création; la
justice; l'éducation libertaire et permanente; l'organisation sociale
sur les bases de la libre fédération des producteurs et des
consommateurs (autogestion); la démocratie directe; une économie
tournée vers la satisfaction des besoins; l'abolition du salariat;
l'écologie; la libre union des individus ou des populations; la liberté
d'expression; la libre circulation des individus. Voilà en
quelques lignes un aperçu de ce que veulent construire les militants et
militantes de la Fédération anarchiste. Rendre possible l'édification
d'un ordre social fondé sur l'entraide, la solidarité, sur le respect
absolu de l'intégrité physique et morale de l'individu, voilà l'idéal
qui nous anime et que nous souhaitons partager avec le plus grand
nombre pour un monde meilleur.
ISRAËL-PALESTINE, UNE VICTOIRE DES ANARCHISTES
mardi 11 septembre 2007,
La
Cour Suprême d’Israël a fait droit à la demande de restitution des
palestiniens du village de Bil’In dont le territoire a été amputé de
quelques 250 acres par la construction du mur qui ici, comme presque
partout, a largement confisqué de nouvelle terres palestiniennes. Ce
verdict n’aurait jamais pu être obtenu sans la ténacité des habitants
et le soutien constant que leur ont apportés les anarchistes de
« Anarchists against the Wall ».
L’article ci-après est une interview d’un des membres de AAW par Haaretz.
ISRAËL-PALESTINE, UNE VICTOIRE DES ANARCHISTES
Traduit de Haaretz, presse bourgeoise israélienne, par J.M. pour « Rébellion »/Espagne.
Traduit de l’Espagnol par Lancien.
« Je me rappelle le moment où je marchais au sein d’une
foule de palestiniens », raconte un des activistes israéliens qui a
pris part aux manifestations continuelles près du village de Bil’in,
cette semaine. Ces manifestations ont permis que la Cour de Justice
prenne la décision que soit revu le tracé du mur de séparation qu’élève
Israël près du village. « J’ai servi dans l’armée, donc mon premier
instinct a été de bien enregistrer les consignes de l’organisateur et
de veiller à ce que nous avancions de manière adéquate. Les
palestiniens criaient “Allah Akbar”, ce qui, paraît-il, est le
cauchemar de tout soldat israélien, mais immédiatement j’ai pris
conscience que j’étais avec eux, qu’ils n’étaient pas mes ennemis. »
On doit comprendre. Quelqu’un qu’il est allé manifester
à Bíl’in sait qu’il court le risque non négligeable d’être blessé de
plusieurs façon par « son » armée : à coup de matraques, par gaz
lacrymogènes, balles de caoutchouc. Sans doute quelques-uns ont cherché
cette violence, et d’autres ont réussi à garder leur sang froid face à
elle. Cela fait partie de la règle du jeu. La violence des soldats et
de la police de la frontière utilisée contre les manifestants
israéliens ce vendredi ordinaire à Bíi’lin, a dépassé celle utilisée
dans les confrontations avec les colons pour évacuer la colonie de Gush
Katif. Malgré ceci, quelques centaines d’israéliens participent aux
manifestations de Bíl’in chaque vendredi, sans faiblir, dans les
derniers deux an et demi. Ils n’ont pas toujours été présents ensemble.
Quelques fois cinq, d’autres fois cinquante, parfois cent. Mais ils
venaient.
Beaucoup de ces manifestants étaient jeunes, et ils
étaient clairement identifiés par leurs pancartes « Anarchistes contre
le mur ». La gauche sioniste n’était pas représentée, pas plus que Paix
Maintenant ou Meretz (quelques parlementaires de Meretz ont assisté,
occasionnellement, les arrêtés, mais sans plus). De chevronnées
organisations de gauche non sionistes ont soutenu et ont fourni une
assistance logistique, mais il n’en reste pas moins que l’initiative
provenait des anarchistes. Les autres ont abandonné la bataille.
Sans doute c’était un petit groupe. Personne, y compris
les plus furieusement gauchistes ou les plus vigoureux opposants à
l’occupation, n’était disposé à prendre part au manifs pour recevoir
des coups de bâtons, courir de haut en bas sur les pentes du terrain,
respirer du gaz lacrymogène ou se faire arrêter. Sans être un nombre
insignifiant, ce groupe de gens était disposé à faire face au Pouvoir.
À Bíl’in, l’objectif était simple et tangible : restituer la terre aux
Palestiniens.
Il sera intéressant de voir quel sera leur prochain objectif.
Voir sur Anarkismo.net (en anglais, portugais et turc) sur lequel vous pourrez voir photos et vidéos : http://www.anarkismo.net/newswire.p...
COMMUNIQUE DE LA FEDERATION ANARCHISTE
Dans son entreprise de destruction des acquis de la classe ouvrière, le système capitaliste mandate une fois de plus l’Etat pour mener une nouvelle offensive : l’annonce par le premier ministre Fillon d’une « réforme » des régimes spéciaux de retraite constitue une étape décisive dans la marche vers la création d’un esclavage moderne. Précédée par les ordonnances Balladur d’août 1993, qui portaient à 40 ans la durée de cotisation dans le secteur privé, et par la loi de 2003 du même Fillon, qui prévoyait l’alignement du public sur le privé et l’allongement progressif à 41, 42 annuités, cette mesure serait prise par souci « d’équité » !
On mesure aujourd’hui la portée de l’attitude des centrales syndicales qui ,en mai 2003, ont tout fait pour enrayer l’organisation de la lutte par les travailleurs eux-mêmes. A l’époque, en échange de la trahison de la CFDT, de l’attitude « responsable » de la CGT, de l’appel trop tardif de FO à la grève générale, promesse avait été faite de ne pas s’attaquer aux régimes spéciaux, ce sont les mêmes aujourd’hui qui donnent le change en évoquant une rude confrontation, qu’elles s’évertueront encore à empêcher… En pleine décomposition politique, le Parti Socialiste prouve une nouvelle fois, s’il en était besoin, qu’entre le gouvernement et lui, il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette : le « rénovateur » Manuel Valls applaudit à tout rompre et se fait le porte-parole officieux d’un appareil politique qui n’en pense pas moins, puisqu’il aurait agi de même s’il avait été au pouvoir.
Pour la Fédération Anarchiste, il est hors de question de laisser la classe des possédants pressurer la travailleurs, leur faire perdre leur vie à la gagner ; il est hors de question de voir se généraliser le cas de ces femmes et de ces hommes usés par des tâches dégradantes qui ne survivent que deux ou trois ans à leur départ en retraite ; il est hors de question de voir les rues se remplir de retraités pauvres, sans logis et sans accès à la santé, tant il est vrai que la destruction des retraites trouve son corollaire dans celle de la Sécurité Sociale. Les retraites n’appartiennent qu’à ceux qui produisent les richesses ; pour la Fédération Anarchiste, si les régimes spéciaux doivent aujourd’hui être défendus, c’est parce qu’ils sont plus conformes aux intérêts de la classe ouvrière que le nouveau projet du pouvoir…Qu’un hobereau dont la tradition familiale était de tuer les paysans à la tâche trouve « indigne » de partir en retraite à 55 ans, alors qu’il fait payer ses vacances par ceux dont il défend les privilèges, et qu’il recevra une confortable pension à vie après son mandat électif relève de la provocation, et doit recevoir une réponse proportionnée.
La Fédération Anarchiste appelle donc les travailleurs de la SNCF, de la RATP , d’EDF, de GDF, mais aussi tous les salariés du public et du privé, ainsi que les jeunes et les précaires que l’allongement de carrière de ceux qui ont un emploi condamne à une vie indigne, à organiser la grève sur des principes autogestionnaires, et à ne pas arrêter le mouvement sous la pression des hiérarchies syndicales réformistes ; elle appelle à prendre le contrôle de l’outil de travail, et à ne pas le rendre.
Fédération Anarchiste.
Le Monde libertaire # 1485 du 13 au 19 septembre 2007
Hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes
« Ce n’est pas l’homme,c’est le monde qui est devenu anormal.»
Antonin Artaud
Sommaire du Monde libertaire # 1485 du 13 au 19 septembre 2007
La rentrée des crasses du petit Nicolas, par Grégory Chambat, page 3
Les comptes du Malodor, par D’jo, page 4
Saint-Bernard , 11 ans après, par D’jo, page 4
Politovskaïa vite oubliée,par C. Danis, pages 5
Un ministre bien zélé, par M. Rajsfus,pages 5
Le lion qui voulait bouffer du coq, par Hertje, page 7
Tour du monde des luttes syndicales, par Pat, page 9
Israël , un village d’irréductibles gagne une victoire, par Hertje, page 10
Nicolas s’en va-t-en guerre, mironton, mironton, mirontaine, par S. Chemin, page 11
Petit manuel du squatteur , par N. Potkine, page 13
Fresques de vies de sans-papiers, par S. Jacaré, page 18
Le matérialisme, toute une histoire, par J.-M. del Percio-Vergnaud, page 20
Radio libertaire, page 21
Agenda, page 22
Éditorial
Certaines gazettes nous avaient promis un «septembre noir» La cigogne est en retard ou s’est trompée de chemin ! Entre enseignants, cheminots et autres, on semble avoir encore l’arme au pied.
Pourtant, le gouvernement augmente la pression ; la dernière facétie étant le projet d’une réforme des régimes spéciaux de retraite (SNCF, EDF, GDF, RATP…) et cela par décret.
L’information avait été lâchée par les directions confédérales de la CFDT et de la CFE-CGC et reprise par la Tribune et Marianne. CGT et FO avaient aussitôt menacé de déterrer la hache de guerre, poussant ainsi le gouvernement à démentir. Mais le danger d’un grand mouvement social comme en 1995 est-il pris au sérieux par les pouvoirs publics? Comme on le caricaturait dans l’Assiette au beurre au début du siècle dernier, la bête sociale n’a peut-être plus assez de dents pour mordre.
Loin d’une grande mobilisation du monde salarial, les représentants sont enlisés dans des réunions avec le Medef. Ça cause « modernisation du monde du travail », de la façon d’aborder le sujet. Bref, du côté syndical on évalue la taille de la couleuvre à avaler. On sait bien sûr que, pour la part patronale, ce sont contrats de travail revus à la baisse, licenciements « plus faciles », et tutti quanti. Pour relever la sauce, le locataire fébrile de l’Élysée menace de trancher en légiférant. Dans ces conditions, le patronat organisé a tout intérêt à laisser s’ensabler les négociations et à attendre le diktat des pouvoirs publics.
Triste tableau de rentrée avec en fond la Coupe du monde de rugby où le sport business devrait contibuer à la croissance économique et à l’unité patriotique de notre bel Hexagone.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, martèle son discours en déclarant qu’il « faut cesser de raisonner à partir du consommateur ». Elle voudrait même que la «liberté d’entreprendre» soit inscrite dans la Constitution. En attendant que le droit de grève n’y soit plus ?
Côté Europe, c’est pas mieux : le tribunal du travail de Nuremberg a interdit une grève des conducteurs de la Deutsche Bahn (SNCF allemande) pendant les vacances scolaires. Faut-il compter sur la Confédération européenne des syndicats pour rectifier le tir ? Temps maussades pour la Sociale, espérons que de la réalité quotidienne naîtront d’autres futurs. Si mobilisation il y a, elle se fera malgré les directions des boutiques syndicales.

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