Groupe de Caen de la Fédération Anarchiste.

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Le Monde libertaire # 1490 du 18 au 24 octobre 2007

Par facaen :: 17/10/2007 à 14:46
Une couv hideuse une fois de plus...                     





Le Monde libertaire # 1490 du 18 au 24 octobre 2007

Hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des
Fédérations anarchistes


« Avec mon salaire, ils se payent ma tête. »

Jacques Prévert

Sommaire du Monde libertaire # 1490 du 18 au 24 octobre 2007

Défendre nos retraites, par Voie libre, page 3

Un réactionaire sans complexe, par P. Pasek, page 4

Le Bonhomme libre reprend le taf, par un peinard, page 5

Un volatile dégeulasse, par F. Ladrisse, page 5

Quelques brèves, pages 6

Assedic-Anpe , un autre front, par Stef, page 7

Une gauche radicale collabo, par le groupe Vivre libre !, page 8

Flicage patronal … mode de dés-emploi, page 9

L’élève Nicolas fait le coq, par la teigneuse, page 10

École démocratique au Brésil, interviouv par H. Lenoir, page 11

École libertaire au Brésil, par H. Lenoir & F. Codello, page 14

Bientôt le retour du triangle rose, par la fiote noire et Hélène, page 16

La gauche italienne manifeste contre elle-même, page 17

Du Moyen Âge à la modernité … et retour, par N. Potkine, page 18

La guerre d’Algérie, c’est pas du cinéma, par M. Topé, page 19

La retraite sans flambeaux, par J.-M. Raynaud, page 20

Vie du mouvement, page 21

La plus belle des radios, page 22

L’agenda des plus beaux, page 23


L'éditorial :
Éditorial
SANS VERSER DANS LA GRANDILOQUENCE, nous pouvons affirmer avec certitude
qu’une page singulière de l’histoire politique et sociale de notre pays
est en train de se jouer aujourd’hui.

En effet, jamais depuis longtemps l’immense majorité des travailleurs de
l’Hexagone n’a été soumise à des agressions aussi violentes que celles qui
sont perpétrées par le patronat et ses zélés larbins du gouvernement.

La liste est tellement longue qu’une page entière ne suffirait pas pour
les recenser toutes. Néanmoins citons-en quelques-unes : dépeçage en règle
du Code du travail, escroquerie sur les heures supplémentaires, franchises
médicales, coupes claires dans les effectifs de la fonction publique,
stigmatisation accrue des chômeurs, etc.

Le feu roulant des batteries du patronat et de ses domestiques déverse en
continu une pluie d’obus sur nos têtes. Aujourd’hui, au nom de l’équité,
mot prostitué par tous ces salopards, les plus grosses pièces sont
pointées sur les régimes spéciaux de retraite. Exagérerions nous en usant
de métaphores guerrières? Alors prenons connaissance d’une déclaration
récente du bull terrier de l’Élysée reprise dans le numéro 4537 du Canard
enchaîné : « Si les syndicats veulent l’épreuve de force, je suis prêt,
s’est-il écrié. Deux mois sans train, eh bien! Ce sera deux mois sans
train. Ou plutôt deux mois sans les cheminots. Moi j’imposerai le service
minimum, avec l’armée s’il le faut. »

Xavier Bertrand, le bougre, propose aux syndicats de jouer aux aides
artificiers pour l’aider à désintégrer notre régime de retraite. Pour
amortir le choc de la déflagration, l’animal propose aux uns et aux autres
de discutailler…sur les notions de pénibilité par exemple. Le stratagème a
beau être grossier il y a hélas fort à parier que quelques finauds
jureront, la main sur le coeur, qu’il faut négocier un aménagement de la
peine.
Les masques tomberont bientôt ! Ici les complices directs ou indirects du
gouvernement et de la direction ne pourront guère continuer à donner le
change. Là, d’autres seront mis au pied du mur. Car, pour ces derniers
l’alternative est simple : soit ils mettront rapidement le paquet pour
élargir le mouvement à l’ensemble des travailleurs, soit ils continueront
à exhiber leurs biscotos tout en se gardant bien de les utiliser !

La scansion bruyante et réitérée du « Tous ensemble » aurait le parfum
éventé de la nostalgie (et l’inefficacité qui va avec), si nous ne savons
pas concrètement la propager chez tous les travailleurs autrement que sous
forme de beau slogan.

Les coups de sifflet servent à donner le départ des trains, mais
rendons-les impuissants à nous diriger vers des voies de garage.

La franchise ou la solidarité ?

Par facaen :: 12/10/2007 à 9:45
La franchise ou la solidarité ?

« Qui ne peut pas payer quatre euros par mois ? » demandait récemment la
désopilante Roseline Bachelot, on sait en tout cas qui ne les a pas payés
: Raymond Barre au Val de Grâce, Michel Rocard en Inde, André Santini
parti faire son malaise à Moscou , mais il est vrai qu’ils n’ont pas à
être traités commé le commun des mortels…

Dans la longue histoire des coups bas portés à la Sécurité sociale, le
dernier en date s’appelle « franchise médicale ». En seront exemptés les
moins de 16 ans, les femmes enceintes, les bénéficiaires de la CMU ou de
l’aide médicale d’État. Elle sera plafonnée à 50 euros par an et par
malade (et non par famille !), et ne sera pas remboursable par les
mutuelles. À quoi il faut ajouter les franchises déguisées : le forfait de
un euro pour chaque consultation médicale, acte de biologie ou de
radiologie depuis 2004, le forfait de 18 euros pour tout acte de plus de
91 euros depuis 2005, le forfait hospitalier de 16 euros par jour, la
suppression de la prise en charge à 100 % des soins postopératoires depuis
2003, l’augmentation de 40 % du coût des cotisations aux mutuelles ces
quatre dernières années. Le montant du reste à charge par malade s’élève
déjà à 400 euros en moyenne par an, et à 110 euros environ pour ceux qui
ont les moyens de se payer une bonne mutuelle : se soigner correctement
coûte de plus en plus cher!

Aucune de ces mesures n’a permis de limiter l’accroissement des dépenses
de santé. Elles n’ont fait qu’accroître les inégalités sociales et rendre
l’accès aux soins de plus en plus difficile à un nombre croissant de
personnes à faibles revenus.

Ils prétendent responsabiliser les patients. Mais est-on responsable de sa
maladie ? Ils désorganisent le système de santé pour favoriser les
actionnaires des cliniques privés et des laboratoires pharmaceutiques. Ils
fabriquent le déficit de la sécurité sociale en exonérant les employeurs
de cotisations à hauteur de 65 milliards par an , en ne compensant pas 7
milliards de taxes sur le tabac et les alcools !

D’abord prévue pour renflouer les caisses de l’assurance maladie, cette
franchise est maintenant destinée à financer une cinquième branche de la
Sécurité sociale, qui va être créée dans quelques mois, prenant en charge
les personnes âgées dépendantes, les soins palliatifs, la maladie
d’Alzheimer et la lutte contre le cancer. Génial ! Les malades paieront
pour les malades ! Quel cœur de pierre n’adhérerait pas à ce beau
programme ? Or les dépenses de santé sont concentrées sur un faible nombre
de patients : Les 10 % de malades les plus graves qui consomment le plus
de soins sont à l’origine des deux tiers des dépenses. La franchise ne
limitera pas les dépenses des personnes les plus malades, sauf à les
laisser mourir, mais pèsera sur les faibles consommateurs.

C’est une aberration en terme de santé publique, de nombreuses personnes à
bas revenus renonceront à se soigner, quitte à voir leur état de santé
s’aggraver faute de soins primaires.

La finalité réelle de cette mesure, c'est la fin du système solidaire,
dans lequel chacun cotise selon ses revenus et est soigné selon son état
de santé, selon le principe du salaire différé. C’est cette solidarité
ouvrière qui est honnie par les capitalistes et les penseurs libéraux,
pour qui chacun est individuellement responsable de son sort et reçoit
selon ses moyens. Ils exigent la mort du principe de solidarité depuis
longtemps car la solidarité les prive de profits considérables.

Or, pour nous, anarchistes, les cotisations sociales patronales
constituent un vol, puisqu’elles détournent le fruit de notre travail.
Quand le patronat est exonéré de ses charges sociales, c’est deux fois
qu’il nous vole, et quand , en plus, il nous fait imposer par l’Etat, son
fidèle commis, des franchises par-dessus le marché, c’est un troisième vol
!

Au lieu de repenser l’organisation du système de soins afin de mieux
prévenir les maladies et leurs complications évitables, coûteuses en
moyens sociaux mais juteuses pour les industries du médicament et les
médecins à honoraires libres, de revoir le mode de rémunération des
professionnels de la santé, de mettre en place de véritables actions de
prévention, les politiques s’acharnent à faire porter la responsabilité du
déficit de la Sécu par les malades, à détruire la solidarité sociale, à
s’attaquer aux plus faibles et à aider les riches à s’enrichir encore - 13
milliards de cadeaux fiscaux !

Et, par les temps qui courent, la gauche a beau jeu de stigmatiser l’agité
de l’Élysée pour se parer de nouvelles vertus, nous n’oublions pas qu’elle
a joué le même rôle et tenu les mêmes responsabilités que la droite dans
cette oeuvre de destruction sociale les années qui ont précédé et qu’elle
en ferait de même aujourd’hui si elle était au gouvernement.

La franchise est socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse

pour la santé publique. Alors, assez de résignation ! Assez de fatalisme !
Le capitalisme et l’État n’auront jamais comme préoccupation de faire le
bien de l’humanité. Leur but consiste seulement à satisfaire l’appétit
insatiable des possédants par tout moyens, à commencer par le mensonge et
la tromperie en tentant de faire croire qu’il n’y a plus de solidarité
possible.

Si nous désirons une justice sociale et économique, une société
égalitaire, autogérée et donc réellement libertaire, nous n’avons pas
d’autres moyens que de nous révolter pour les conquérir.


Non à la franchise, oui à la solidarité !

Fédération anarchiste octobre 2007

18/10: C’est maintenant qu’il faut y aller !

Par facaen :: 12/10/2007 à 9:38
C’est maintenant qu’il faut y aller !

Après la loi de privatisation des universités cet été, celle concernant
la limitation du droit de grève, après les lois liberticides concernant
les immigrés, Sarkozy, Fillon et Parisot déclarent clairement la guerre
aux salariés. Leur programme a le mérite d’être clair : fin du Contrat à
Durée Indéterminée, disparition du SMIC, chasse aux chômeurs, dislocation
de la Sécurité Sociale par l’introduction de franchises et le recours aux
assurances privées, fermeture de dizaines d’hôpitaux, dislocation des
statuts de la Fonction Publique et, bien évidemment, nouvelle attaque
contre les retraites des salariés du public comme du privé (loi Fillon n°
2).

L’objectif est d’arriver à satisfaire le point 32 de l’accord du sommet de
Barcelone de mars 2002, qu’ont signé Chirac et Jospin : « il faudra
chercher, d’ici 2010, à augmenter progressivement d’environ 5 ans l’âge
moyen effectif auquel cesse l’activité professionnelle dans l’Union
Européenne »… pour cela, le premier acte passe obligatoirement par la
liquidation des régimes spéciaux, avec un pilonnage médiatique sur les
prétendus « privilèges » des cheminots, gaziers… alors même que les
régimes des gaziers, par exemple, abondent chaque année de 100 à 150
millions d’euros le régime général de tous les salariés.

Le gouvernement veut tout casser, veut diviser les salariés, la riposte
unitaire s’impose.

Désormais, les cheminots, les gaziers, les personnels de la RATP, de
l’ANPE, des ASSEDIC, de l’Education Nationale, de la Poste, des hôpitaux,
de l’action sociale (secteur privé), et, avec eux, l’ensemble des salariés
et exclus du travail de ce pays, savent qu’ils n’ont pas d’autre solution
que de recourir à la grève et aux manifestations. Ils ont raison. Ils
savent que les exonérations patronales, chaque année, se montent à 65
milliards, 10 fois la somme qu’il faudrait pour ramener tous les salariés
du public et du privé à 37,5 annuités ! Ils savent que l’évasion fiscale
des grosses fortunes équivaut à quelques 40 milliards d’euros par an, ils
savent que les « initiés », d’EADS ou d’ailleurs, se sont mis des millions
d’euros dans la poche tout en expliquant partout qu’il fallait licencier
10 000 travailleurs, en France et en Allemagne ; ils savent aussi qu’une
fois de plus, c’est dans leur porte-monnaie qu’on ira chercher l’argent
susceptible de satisfaire provisoirement la rapacité du patronat, et que
l’Etat est plein de zèle pour faire ce sale boulot, puisque c’est par
l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations que Lagardère,
Forgeard et consorts ont pu réaliser de juteuses opérations.

C’est maintenant qu’il faut y aller, sur notre terrain, le seul terrain
des salariés : celui de la lutte sociale, celui qui n’attend pas les
élections pour bouger et gagner, comme en 2006 avec le CPE.

Les bureaucraties syndicales auront soin de prévoir des actions sans
grève, des grèves espacées dans le temps et limitées à des secteurs bien
compartimentés, des temps forts pour masquer les temps faibles , mais la
question se posera partout : faut-il reprendre le boulot ? Faut-il
attendre un nouveau temps fort annoncé plusieurs semaines plus tard?
Faut-il attendre les consignes de confédérations particulièrement molles
depuis la rentrée ? Faut-il attendre que le Parti Socialiste, qui a
accepté le principe même de la réforme des régimes spéciaux, se remette de
ses querelles intestines ? Faut-il attendre la création d’un nouveau parti
« à gauche de la gauche » ? Faut-il attendre les municipales de mars 2008
ou les présidentielles de 2012 ? Pour discuter de tout cela , la
Fédération Anarchiste appelle à la tenue d’Assemblées Générales dans
chaque lieu de travail, dans chaque lieu de vie en commun, où chaque
action sera discutée et mise en œuvre sur la base de mandats .

Ils ne sont forts que parce que nous sommes désorganisés, prouvons
désormais aux patrons et à l’Etat que nous sommes en mesure de prendre
nous-mêmes notre vie en charge !

Fédération Anarchiste, 145 rue Amelot, 75011 Paris

www.federation-anarchiste.org

Ecoutez sur le Web Radio libertaire la radio de la Fédération anarchiste

http://rl.federation-anarchiste.org

Lisez chaque jeudi dans les kiosques Le MondeLibertaire, l’actualité vue
par les anarchistes sur 24 pages.

« Le Monde libertaire » n°1489 du 11 au 17 octobre 2007

Par facaen :: 12/10/2007 à 8:47
                        
                                        

Sommaire & édito du « Monde libertaire » n°1489 du 11 au 17 octobre 2007

jeudi 11 octobre 2007, par Groupe NADA


Le Monde libertaire est l’hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes.

« Je participe, tu participes, il participe, nous participons, vous participez, ils profitent » (Sur les murs en 68)

Sommaire

- Nous sommes tous des étrangers de mauvaise foi, par M. Rajsfus, page 3
- Aloïs, cancers, etc, par P. Schindler, page 4
- L’autruche tape fort, page 5
- Mehr Arbeit macht..., par Tsinapah, page 5
- Brèves, page 6
- Mobilisations anti-franchises, par Yolaine, page 7
- Arrangements des sexes, par H. Hernandez, page 8
- Y-a-t-il un pilote... ?, par M. Cailloux, page 9
- Poisons et Caraïbes, par Moriel , page 10
- Retraites à la casse, par S. Neumayer, page 11
- Végétarisme today, A. Sulfide, page 14
- Urbanisme à la sauce poulaga, par J.-P. Garnier, page 15
- Les pauvres à la casserole, par J. Langlois, page 17
- Putain d’usine... la BD, par Paco, page 19
- Prisonnier de la dette, par N. Potkine, page 20
- Les destinées de l’histoire, par Jipé, page 21
- Radio libertaire, page 22
- Agenda, page 23

Couverture

                                  

Éditorial

LES MAÎTRES DE L’ÉCONOMIE et leurs laquais qui nous gouvernent ne cessent de nous enfoncer dans la fange de la misère. Leur main-mise sur les médias leur permet de formater les esprits inféodés afin d’y instiller des valeurs auxquelles eux-mêmes ne croient pas. Ils stigmatisent ainsi comme privilégiés les travailleurs dont les régimes sociaux n’ont jamais été rattrapés, depuis 1945, par le régime général ; voir ceux qui, tout bonnement, ont un emploi stable. Pendant que ces salops négocient les nouvelles formes de contrats de travail, qu’ils veulent nous faire croire synallagmatiques – alors que chacun sait qu’il n’y a aucun pied d’égalité entre un travailleur privé d’emploi et un chef d’entreprise qui le choisit parmi pléthore de candidats – ils préparent déjà la casse de la Sécurité sociale. Ils veulent, en fait, se partager ce gâteau qui représente deux fois le budget de l’État (avec un pseudo déficit qui n’atteint pas le tiers de celui de l’État). Leurs laquais politiques nous assènent coup sur coup une série de lois nous enfermant dans un système de plus en plus totalitaire et de moins en moins solidaire.

Après la limitation du droit de grève pour éviter les mouvements sociaux, le bouclier fiscal pour alléger les impôts des riches, les peines plancher, les franchises médicales pour casser la solidarité face à la maladie, ils veulent maintenant empêcher les travailleurs venus de l’étranger, pour renforcer la masse des producteurs de richesses, de vivre en famille. Derrière le boucan provoqué par les tests ADN, qui très justement écoeurent ceux pour qui la dignité humaine n’est pas un vain mot, se profilent les statistiques dites « ethniques », porte ouverte au racisme, voir, pourquoi pas, à la discrimination génétique. Si ces crapules veulent dépénaliser le droit des affaires et limiter la responsabilité pécuniaire des entreprises aux prud’hommes, c’est que ces chantres de la tolérance zéro pour les voleurs de carambars, considèrent le fait de détourner des millions d’euros comme faute vénielle. Le rachat par les caisses de l’État de plus de 500 millions d’euros d’actions d’EADS à l’ami de Nicolas Sarközy, Arnaud Lagardère, juste avant que les cours ne s’effondrent, n’est après tout qu’un « échange de bons procédés », l’ami Arnaud ayant par la suite largement contribué à la campagne présidentielle.

Face à cette gabégie, on pourrait s’attendre à ce que les représentants de la classe ouvrière réagissent violemment, or il n’en est rien. À croire que nos édiles syndicaux sont tout aussi corrompus que les politiques par ces dieux de la finance. Les millions d’ouvriers, employés, techniciens et autres, directement visés par la régression sociale annoncée ne peuvent compter que sur eux mêmes et leurs organisations de base pour répliquer à ces attaques.

   

Anti THT: Manifestation à Ernée en Mayenne

Par facaen :: 09/10/2007 à 17:22
                                                                              

Devant le déni de démocratie qui entoure le projet de la ligne Très-Haute-Tension (THT), un appel à une mobilisation massive est lancé :

Manifestation à Ernée en Mayenne, le samedi 20 octobre 2007 à 14h30.

L’arrêt de la THT et de l’EPR : cela dépend toujours de nous !

Vous voulez agir et que la manifestation soit un succès ?

Rendez-vous collectivement le 13 octobre à 14h au pied des pylônes des lignes existantes pour déployer des banderoles invitant à participer à la manifestation du 20 octobre.

L’objectif est de rendre visible l’opposition au projet actuel puisque celle-ci est volontairement étouffée par les autorités. Quelques semaines avant le Grenelle de l’Environnement, il est temps de se faire entendre !

Les banderoles seront accrochées sur les pylônes comme symbole d’un premier acte de désobéissance civile.

Ce rassemblement de personnes non-violentes et déterminées est indispensable pour peser dans le rapport de force et montrer la solidarité de toutes les régions menacées par le projet.

Comment faire ? :
- Discuter du projet avec votre entourage
- Effectuer un repérage des pylônes proches de chez vous
- Ne pas hésiter à rencontrer les agriculteurs et riverains directement impactés et situés près des pylônes

Envoyer toutes vos informations/repérages, avec éventuellement des photos et cartes des chemins d’accès aux pylônes à pylones@no-log.org

Des détails d’organisation vous seront renvoyés. Si vous ne pouvez effectuer ces repérages mais que vous souhaitez participer à l’action ou pour bénéficier de soutiens contactez pylones@no-log.org Cette action doit être collective et assumée, donc ne la faites pas de manière isolée.

Il s’agit d’une action médiatique, publique, citoyenne, ouverte et non-violente. Diffusez largement cet appel !

Les lieux possibles sur les ligne 400000 volts existantes
Sur la ligne Nord-Sud : en Manche, de Periers à Isigny-le-Buat en passant par Villedieu, en Ille-et-Vilaine dans la région de Fougères et de Livré-sur-Changeon
Sur la ligne Est-Ouest : en Ille-et- Vilaine et en Mayenne, entre Brielles, le Pertre et Beaulieu-sur-Oudon, Cossé le Vivien

Slogans possibles pour les banderoles :
« Non à l’EPR, Non à la THT, Ni ici, ni ailleurs, Tous à Ernée le 20 octobre »
« Pas de pylônes dans ma campagne, Venez manifester à Ernée le 20 octobre »
« Citoyens sous Très-Haute-Tension, Venez manifester à Ernée le 20 octobre »
« Tous à Ernée le 20 octobre pour dire non à la THT et à l’EPR »
« L’arrêt de l’EPR et de la THT, ça dépend toujours de nous. Tous à Ernée le 20 octobre »

Pourquoi la ligne THT ?

La construction de la ligne THT est la conséquence d’un projet inutile : l’EPR, à Flamanville dans la Manche

Le réacteur EPR, synonyme de la relance du nucléaire, est inadapté aux enjeux énergétiques. Il ne résoudra pas le problème du changement climatique, ni celui de l’approvisionnement énergétique du grand Ouest.

http://www.stop-tht.org/


CLP en lutte

Par facaen :: 04/10/2007 à 14:40
                                                            

CLP en lutte
 
Les Correspodants Locaux de Presse en lutte avec le soutien de la CNT Basse Normandie. Grève du papier et du stylo.

Le jeudi 27 septembre les CLP du journal Liberté/Le Bonhomme Libre, hebdomadaire (appartient au groupe Publihebdos filiale du groupe Ouest France) basé à Caen dans le Calvados ont déclenché spontanément un mouvement de lutte contre leur direction. Ils veulent ainsi réagir contre la baisse de leur rémunération qu varie selon les cas de 20 à 30 % due à l’imposition d’une nouvelle grille de cotation des articles et des photos. On parlera plutôt de grille de décotation. La direction dans un courrier en date du 17 septembre a informé chaque CLP, que la grille prenait effet à compter du 1er septembre et cela sans concertation. Cette révision est une "obligation dans un contexte conccurentiel qui ne permet plus d’erreur de gestion ", souligne la direction du journal et d’ajouter que " plus que jamais le CLP doit être au coeur de notre dispositif rédactionnel. Plus que jamais, le CLP doit, à l’extérieur, tenir le rôle d’ambassadeur du journal ". L’objectif est aussi de " rompre avec des habitudes antérieures insatisfaisantes ".

Les CLP isolés la plupart du temps n’ont pas tardé à réagir et préparer l’offensive. Sur 25 CLP, 20 suivent le mouvement. En assemblée générale, à l’initiative de la CNT, ils ont voté la grève du papier et du stylo c’est-à-dire qu’aucun article ne sera donné pour l’édition du jeudi 4 octobre. Jour choisi par la direction pour " présenter de manière agréable la nouvelle dynamique mise en oeuvre au sein de Liberté ". Une séance d’explication de texte qui normalement devrait se conclure par un cocktail. Néanmoins les CLP ont voté la non participation à cette rencontre. A noter que cera la première fois à notre connaissance que dans le Grand Ouest des CLP passent ainsi à l’attaque. En sachant que la loi de janvier 87 et de janvier 93 stipulent que le CLP est un travailleur indépendant. Il ne doit pas recevoir de directive de la direction, qu’il gère son librement son activité, qu’aucun horaire ne peut lui être imposé et que " il ne doit en aucun cas percevoir une rémunération forfaitaire globale pour son activité ". Différents points que les CLP comptent bien mettre en avant. Des points sur lesquels le journal est en infraction.

Enfin les CLP ont mis en oeuvre des moyens de lutte digne de l’action directe comme l’appel au boycott du journal par la diffusion d’un tract. La plupart des CLP du journal ont un travail à côté ou bien sont retraités. Néanmoins certains sont chômeurs ou n’ont que cela comme moyen de subsistance tout en sachant que la plupart piges pour d’autres canards. Autres sources d’inquiétudes, le rachat par Ouest France sous étiquette Publihebdos de 14 journaux du groupe Hersant. Pour information quatre bihebdomadaires sont concernés dans le Calvados par ce ratissage. Au final il n’existera plus de journaux "indépendants" dans ce département. Et dans le Grand Ouest, il restera le Télégramme de Brest et la Manche Libre. Les CLP ont repris à leur compte le slogan : A mauvaise paye, mauvais travail ! Le mouvement est soutenu par la CNT et une association de CLP.

Benoît SIPM CNT et IWW.

« Le Monde libertaire » n°1488 du 4 au 10 octobre 2007

Par facaen :: 04/10/2007 à 14:22

                       


Sommaire & édito du « Monde libertaire » n°1488 du 4 au 10 octobre 2007


Le Monde libertaire est l’hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes.

« Une société écologique suppose la fin de la hiérarchie et de la domination sous toutes ses formes. » M. Bookchin

Sommaire

- Le camelot du nucléaire, par Daniel, page 3
- Justice aveugle, par Vianney, page 4
- Prison psychique, par J. Monjot, page 4
- Presse locale en lutte, par le Peinard, page 5
- L’autruche sous la mousson, page 5
- Bon pour le travail, par Thierry, page 6
- Brèves, page 7
- Birmanie en tourmente, page 8
- Autogestion outre-Rhin, page 9
- General Motors, par A. Chemin, page 9
- Les États-Unis et les déviants, par H. M., page 10
- Grenelle 2007, page J.-P. Tertrais, page 11
- Habits neufs et feinte-dissidence, par L. Janover, page 14
- Louise Michel et l’Algérie, par Paco, page 17
- Colloque Amsterdam 1906, CNT-AIT Pau, page 19
- Vie du mouvement, page 21
- Radio libertaire, page 22
- Agenda, page 23

appel de la Compagnie Jolie Môme

Par facaen :: 01/10/2007 à 15:16

                                     


Appel à signatures de la Compagnie Jolie Môme suite à la plainte de la CFDT contre deux manifestants

La CFDT en lutte, oui, contre des chômeurs, intermittents du spectacle et retraités en lutte ! Voir cet appel de la Compagnie Jolie Môme.

Si j’avais su j’y serais allé

Le 19 avril 2005, des chômeurs, des intermittents du spectacle, des retraités, bref des travailleurs se sont invités au siège de la CFDT pour demander pour quelles raisons et au nom de quoi « les accords » les concernant avaient été signés.

Deux ans plus tard, sans autre motif que la violation de domicile, deux des manifestants (Michel Roger de la Compagnie Jolie Môme et Ludovic Prieur animateur du webmédia associatif et coopératif hns-info.net) sont mis en examen à la demande de la Direction Nationale de la CFDT.

Mais qui dépasse la ligne jaune ?

Des travailleurs qui en arrivent à occuper un local syndical ?

Ou un syndicat qui porte plainte contre des travailleurs en lutte ?

Quoiqu’il en soit, moi, si j’avais su j’y serais allé ... !

Pour signer la pétition, cliquez ici.


Nous pouvons aussi lire dans un communiqué de la Cie Jolie Môme et de HNS-infos du 26 septembre 2007 :

« Dans le cadre de la procédure, les dirigeants de la CFDT ont livré de nombreuses informations à la police afin d’identifier les auteurs de l’action : images enregistrées par le système de vidéosurveillance de la centrale syndicale, témoignages de salariés et militants de la CFDT, adresses de sites internet où des informations sur l’action ont été publiées, des noms de collectifs de précaires... Deux de ces personnes, Ludovic et Michel, reconnaissent avoir participé à l’action et être entrés dans les locaux de la CFDT. Ces seules affirmations leur valent aujourd’hui d’être mis en examen pour “violation de domicile”, le juge n’ayant pas retenu les autres charges avancées par la CFDT ! »

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