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(g)rêve généralePar facaen :: 30/11/2007 à 9:38
FA Rouen: Grève générale ! Bloquons tout !Par facaen :: 23/11/2007 à 9:36
Un tract de la FA de Rouen Grève générale ! Bloquons tout !Par souci d’équité, le président de tous les Français a décidé de mettre fin aux privilèges ; à commencer par les régimes spéciaux de retraite. Ça, c’est la version de la télé, pour les enfants. On sait très bien que l’étape suivante est annoncée : tous devront cotiser 41 ans (puis 42, puis plus encore) pour espérer une retraite digne de ce nom. On a du mal à ne pas y voir le slogan (sommet de populisme) : « travailler plus pour gagner plus ». C’est une absurdité ; on sait qu’on ne travaillera pas plus longtemps : 57 % des salariés ne sont déjà plus en activité quand ils atteignent l’âge de la retraite (quand bien même ils le seraient, ce serait au détriment des jeunes qui arrivent sur le marché du travail). Le seul impact de ces réformes est de diminuer considérablement la pension des retraités. On a du mal à accepter ce sacrifice économique quand on voit les patrons qui se goinfrent ostensiblement de stock-options et de parachutes dorés et les avantages fiscaux exorbitants (mesure la plus urgente de notre petit président). Il suffirait d’un dixième du montant des exonérations de charges patronales pour ramener tous les salariés du privé et du public à 37,5 annuités. Ensuite, c’est au tour des universités d’être malmenées par la loi Pécresse, retouchée par le cancre de l’Élysée et son escadron de conseillers, et dans laquelle on parle de la liberté et de l’autonomie des universités. Liberté et autonomie : l’utopie rêvée par les anarchistes trouve enfin son « topos » grâce à cette loi. Si on résume le programme induit par la LRU, l’État se désengage financièrement de l’enseignement supérieur et réduit le pouvoir décisionnel des personnels et des étudiants. Les principales conséquences sont clairement identifiées. L’accès aux études sera réservé aux plus aisés. Les facs les moins riches seront condamnées à faire appel aux entreprises privées pour leur financement ; ce qui entraîne que la recherche fondamentale n’aura plus lieu d’être (puisque, par définition, sans application pressentie), que les langues et les sciences humaines seront mises en péril ; probablement financera- t-on la psychologie d’entreprise, le management au détriment de la Sociologie, de la Philosophie (réfléchir, c’est déjà désobéir). Les filières « rentables » seront instrumentalisées par le capital et directement mises au service du profit des actionnaires. On arrivera, à terme, à un formatage sur mesure des étudiants pour les sponsors. C’est ça la liberté ? C’est ça l’autonomie ?!? Plus c’est gros, plus ça passe. Et les autres motifs de révolte sont nombreux : les rafles d’enfants sans papiers, le fichage ADN, la franchise médicale, le sacrifice du service public, la réforme de la carte judiciaire... même les flics commencent à se plaindre des heures sups pas payées comme attendu ! La grève du 18 octobre fut une belle et grosse vague. De leur côté, les étudiants et personnels des universités ne sont pas dupes non plus : la grève des universités commence à prendre de l’ampleur. Les médias nous resservent le couplet des « zusagers-pris-en-otage ». D’abord, que l’usager qui conteste le droit de grève commence par avoir l’honnêteté de ne pas profiter des « privilèges » qui ont été obtenus par la grève : qu’il bosse ses 70 heures par semaine et sans congés payés et pour un salaire de misère, comme au 19ème siècle. Ensuite, la grève est la seule arme sociale qui permette aux salariés de se faire respecter. Encore faut-il l’utiliser massivement. Bien que cette arme ne soit pas gratuite, des millions de travailleurs sont prêts à descendre dans la rue ; lucides, ils savent que la défaite des uns serait la défaite de tous. Les dirigeants des grandes centrales syndicales jouent encore sur le calendrier et tentent une « ultime négociation ». Est-ce qu’on va les laisser faire ou est-ce qu’on va prendre conscience que si on descend tous dans la rue ils seront bien obligés de suivre ? La Fédération Anarchiste appelle à la tenue d’Assemblées Générales sur chaque lieu de travail, dans chaque lieu de vie en commun, où chaque action sera discutée et mise en oeuvre sur la base de mandats. L’affranchissement des salariés passe obligatoirement par la non-délégation de pouvoir, de décision, que ce soit dans la grève comme dans la vie quotidienne. Ensemble, il nous faut faire sauter l’étau de cette domination politique et économique toujours plus écrasante. Groupe FA de Rouen - c/o Librairie l’Insoumise - 128 rue St-Hilaire - 76000 Rouen - farouen (at) no-log.org - le 12 novembre 2007. AAW à CaenPar facaen :: 11/11/2007 à 17:38
![]() A Caen le mercredi 28/11, à 20h amphi tocqueville (campus 1). co-organisé par la FA Caen et l'UL CNT 14. Avec le soutien du comité Palestine. Tournee en France contre le mur : projection du film ''In working progress'' Anarchistes contre le mur (AATW) est un collectif d'activistes luttant contre toutes formes de ségrégation, d'apartheid, d'incarcération sociales et politiques dénaturant spécialement les valeurs démocratiques respectant le droits des minorités et d'autodétermination des peuples. Le collectif Anarchistes contre le mur est particulièrement engagé depuis quatre ans dans la lutte contre la construction du mur et de la barrière de séparation que le gouvernement israélien a débuté depuis 2003. C'est afin de dénoncer le mensonge du plan sécuritaire israélien que le collectif a rejoint sur le terrain la lutte menée par les divers comités locaux des villages affectés par l'existence du mur. La lutte contre la construction et l'existence du mur s'étend à un nombre de villages palestiniens directement et indirectement concernés de plus en plus important, malgré les représailles, la répression et la violence perpétuées par l'armée israélienne contre la population palestinienne. La présence du collectif sur le terrain favorise la création de réelles relations entre les deux peuples divisés par des politiques d'états. Elle encourage chaque village à s'engager dans la lutte globale s'étendant sur toute la longueur du mur. Elle maintient un point critique et alternatif de l'opinion publique israélienne trop souvent alignée à la politique de son gouvernement. Les risques encourus par le collectif sont élevés et ont un prix. Un prix que chaque membre est près et disposé à payer de sa propre personne : Blessures irréversibles, année d'incarcération ou expulsion du territoire. Ils ont également un prix économique. Venez vous informer plus amplement lors de la projection du film : In Working Progress et venez soutenir le collectif par votre contribution financière. Nous sommes heureux de pouvoir être présents parmi vous et de présenter notre projet principal, accompagné de deux court métrages traitant également de la politique de la région. Présentation de “in working progress” Dans l’ombre du désengagement des forces armées et coloniales israéliennes, à l’ouest de Ramallah, sur les terres du village palestinien Bil’in, une nouvelle ville est en construction : Modi’in Illit. Les grandes entreprises en bâtiments para gouvernementales profitent de l’occasion, protégées par l’infrastructure de sécurité israélienne pour étendre de manière illégale le chantier destiné à l’arrivée de nouveaux colons. Les ouvriers palestiniens employés dans des conditions de misère, contribuent paradoxalement quant à eux, à la destruction de leur terre et à la construction du mur qui protégera la nouvelle réalité urbaine. “In working progress” Trailer on-line, sous-titres en anglais. http://www.actv.co.il/portal/eportal.asp?movind=378 Background: La colonie Modi’in Illit située à 4km à l’est de la ligne verte, fut fondée sous le nom de Qyriat Sefer en 1992. En 1996, le nom des dix petits moshav de Qyriat Sefer changea en Modi’in Illit et débuta un plan de transformation de ce complexe d’habitations en ville. La même année le statut municipal de Qyriat Sefer passa à celui de cité urbaine. Par ce changement de statut, la ville naissante bénéficia de plus amples allocations gouvernementales et lui accorda également une indépendance majeure pour la réalisation de son plan de construction et d’expansion. La zone déclarée par Israël appartenant à Modi’in Illit comportait 5'800 dunams (1 dunams correspond à 1000m2) et depuis 2006 Modi’in Illit est la plus grande colonie en Cisjordanie. La colonie de Modi’in Illit occupe la terre de cinq villages palestiniens : El-Midya, Nialin, Deir Qadis, Kharbata et Bil’in. De plus elle intègre également quelques parcelles appartenant à Safa et au village de Shilta détruit en 1948. Même si l’existence de la colonie nuit à chaque village, l’intensité des dégâts varie de l’un à l’autre. Dans le cas de Bil’in, considéré comme village de moindre importance de part son domaine réduit (4'000 dunams), les dommages sont particulièrement élevés. La majeure partie des terres de Bil’in située à l’ouest de la barrière de séparation est comprise soit au sein de l’aire déjà construite de la colonie soit à l’intérieur du secteur défini par le plan d’expansion. L’extrémité ouest des parcelles de Bil’in, comportant plus de 200 dunams, est actuellement recouverte de maisons appartenant au quartier de Qyriat Sefer. Deuxièmement, 850 dunams ont été inclus dans les limites du plan 210/8/1et rasés par les bulldozers. Des centaines d’habitations ont déjà vu le jour illégalement et certaines d’entre elles sont dorénavant habitées. Troisièmement une petite aire de 50 à 100 dunams fut annexée par le plan 210/4/2. Le reste du domaine de Bil’in situé à l’ouest de la barrière de séparation est considéré par le plan global de construction comme terrain pour de futures colonies. Distribution: Le film était choisi à la sélection officielle des festivals de documentaires suivant : Lussas – Etats Généraux du Film Documentaire (France), RomaDocfest (Italie), Palerme Ecovision festival (Italie), Amnesty Human rights film festival (Nouvelle-zélande), Docusur (Espagne), Jzdocs (Chine), Rostaje (Pologne), Dokumentar (Norvège) et Asterfest (Macédoine). Info technique: 30 minutes, (2006) Israël - Suisse co-production. Format: DV, PAL, 4:3. Noir ET Blanc. Stéréo. Langage: Hébreu, sous titres français. Les metteurs en scène: Alexandre Goetschmann, suisse d’origine et spécialiste du Moyen Orient Ancien, est doctorant en Mythologie et Philologie à l’Université de Tel-Aviv. Il travaille depuis trois ans comme opérateur en documentaire et comme écrivain au Moyen Orient. En tant que responsable du studio de photographie du Centre Espoir de Genève et technicien du théâtre Spazio Zéro de Rome, il développe sa passion pour la mise en scène. Guy Davidi, israélien d’origine, est metteur en scène et enseignant de cinéma. Il se diplôme à l’école d’acteur et mise en scène d’Amir Oryan, « The Room Theatre » Il participe comme opérateur à divers documentaires dont « les Souvenantes » (documentaire de 65 minutes traitant des mémoires israéliennes concernant la déportation de 48 du peuple palestinien) ainsi que « La mère de Hamza » (documentaire de 52 minutes tourné dans un camp de réfugiés). 10 novembre : mobilisation contre ITER à MarseillePar facaen :: 09/11/2007 à 9:21
Communiqué des Relations Extérieures de la fédération anarchiste10 novembre : mobilisation contre ITER à Marseille
Il y a un an , les grandes puissances nucléaires mondiales s'accordaient sur un programme de recherche pour la maîtrise de la fusion nucléaire. Sans qu'on en connaisse toutes les tractations réelles, c'est le site de Cadarache (13), haut lieu de traitement du plutonium- aujourd'hui transféré à Marcoule (30)- qui fut finalement retenu. Peut-on se réjouir d’un tel choix, et surtout, quelles en sont les conséquences ? • Nous, anarchistes, sommes partisans de la lumière face aux obscurantismes, et la recherche est une nécessité fondamentale. Mais nous savons qu'elle est de plus en plus soumise aux intérêts économiques dominants dans ses applications et même dans ses orientations : on ne trouve pas toujours ce que l'on cherche, mais on ne découvre jamais ce qu'on ne veut pas trouver ! Notre hostilité au projet ITER, au delà des dangers réels d'une telle installation, est justifiée par le fait qu'un tel choix confirme le refus de s'orienter vers une société moins productiviste, moins polluée, moins centralisée : on va dans le mur et on accélère dans l'espoir de le désintégrer ! Les chercheurs qui ouvrent des pistes pour notre avenir sont bien souvent dans la marge, car les institutions, dont les moyens viennent de plus en plus de fonds privés, cherchent avant tout à bien servir leurs maîtres. Si les chercheurs manifestent, à juste titre, depuis quelques années, pour demander plus de moyens pour financer leurs travaux, nous pensons qu'ils manquent avant tout, pour la plupart, d'imagination et de courage politique pour orienter leurs recherches dans le sens des intérêts des peuples et non des multinationales. D'ailleurs, en matière nucléaire, les pouvoirs publics trouvent toujours de l'argent : le conseil régional PACA, par pure démagogie, ne vient-il pas d'annoncer que pour chaque euro consacré à ITER, un euro sera investi dans les énergies renouvelables ?
• Depuis les années 70, les gouvernements français successifs ont maintenu fermement l'orientation nucléaire, tant militaire que civile. Malgré Tchernobyl, le fiasco de Superphénix, les multiples "incidents" des centrales nucléaires, l'accumulation des déchets hautement radioactifs pour des milliers d'années, l'épuisement prévisible des ressources en uranium, malgré... une opinion publique majoritairement hostile au nucléaire. Pourquoi ? Parce que le nucléaire, c'est le choix de la guerre, militaire d'abord, mais aussi économique et de classe. Le nucléaire implique, de par sa technicité et sa dangerosité, une concentration et une sécurité renforcées, qui justifient une opacité des informations vis-à-vis de la population; c'est l'opposé de l'utilisation optimale des énergies renouvelables, qui se gère au plus près des usagers (même si un nouveau marché, celui des parcs éoliens, se développe actuellement). Plutôt que miser massivement sur l'utilisation individuelle de l'énergie solaire (chauffage et électricité) par exemple, qui permettrait aux utilisateurs de s’affranchir du contrôle qu’exercent sur eux les grands groupes de distribution d’énergie, l'Etat préfère clairement tenter de reproduire l'énergie solaire dans des centrales : contrôler l'énergie est un des leviers principaux pour maintenir son pouvoir.
Les militant-es de la Fédération Anarchiste appellent donc à une grande mobilisation contre le programme ITER, en particulier en se joignant à la manifestation du samedi 10 novembre 2007, 14h00 à la Porte d'Aix à Marseille. Combattre l'utilisation tant de la fission que de la fusion atomiques est une étape importante pour que la population s'approprie les choix énergétiques de la société, car l'utilisation du nucléaire implique une société totalitaire, dans laquelle nos besoins et les moyens de les satisfaire sont dictés par l'Etat au profit de grands groupes financiers et industriels qui ne voient que leurs intérêts, quel que soit le coût pour la planète et ses habitants.
La seule fusion nécessaire est celle de nos volontés, pour décider collectivement et librement dans quelle société nous voulons vivre. Sommaire & édito du « Monde libertaire » n°1492 du 1er au 7 novembre 2007Par facaen :: 02/11/2007 à 15:17
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