
Sommaire & édito du « Monde libertaire » n°1486 du 20 au 26 septembre 2007
Le Monde libertaire est l’hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes
« Salaires légers, chars lourds » (mai 1968)
Éditorial
Le ploutocrate de Naguy Bocsa veut insuffler dans notre
système législatif
une nouvelle valeur, typiquement anglo-saxonne, l’équité, la justice
rendue en dehors du droit régulier, soit, en ploutocratie, l’égalité
économique adaptée aux classes sociales. Omettant de mettre en avant
les régimes spéciaux des ministres, députés, sénateurs ou autres agents
de la paix sociale tel les soldats, gendarmes ou présidents de la
République, il jette à la vindicte populaire les ouvriers et employés
qui, par leurs luttes, ont réussi à conserver quelques acquis sociaux,
issus de la reconnaissance de la pénibilité de leur travail. Nous
comprenons qu’un sénateur, à 53 ans, soit usé par les discours
lénifiants qu’il doit se taper à longueur de session (quand il est à
son poste, ce qui est rare). C’est pourquoi il peut, dès cet âge-là,
revendiquer ses droits à une retraite non méritée. Mais est-ce en
nivelant les droits sociaux des classes populaires par le bas, tout en
favorisant les patrons, les dirigeants et les forces de répression, que
l’on arrivera à une société plus égalitaire ?
Les grandes centrales syndicales semblent peu se soucier du sort de leurs
syndiqués qui vont subir cette attaque frontale. Si, pour la forme, ils
annoncent qu’ils n’accepteront pas de réformes dont ils ne seront pas les
co-auteurs, ils acquiescent à la pseudo-nécessité de la réforme, prélude à
la casse générale du système de retraite prévue pour après les municipales.
Nul doute que ces apparatchiks soient prêts à trahir la confiance de leurs
mandants pour conserver leurs petits privilèges personnels.
Quant à ceux qui se réclament de gauche, ont les a vus
ensemble, sur la
même tribune, le week-end dernier à la fête de l’Humanité. Le
pseudo-libertaire Besancenot, et les autres représentants de la gauche
soit disant anticapitaliste fricotant avec le premier secrétaire du
parti qui n’a plus de socialiste que le nom.
Pour gagner quelques places de conseillers municipaux, ils sont prêts à se
vendre à ceux qui à la place de Nicolas Sarközy auraient mené les mêmes
réformes et tenus le même discours populiste, ayant les mêmes
commanditaires.
Il faut dire qu’en bon plutocrate, le saigneur de Naguy
Bocsa sait très bien distribuer les charges étatiques, flattant les
points faibles de ses adversaires arrivistes pour en faire ses pantins.
Il ne nous reste plus à nous, les laissés pour compte de ce changement
social qui voit les riches et les puissants se partager le gâteau du
fruit de notre labeur, à prendre nous mêmes nos affaires en main, et
supplantant les capos qui cherchent à nous mettre au pas, à exprimer
notre ras-le-bol dans la rue.
Sommaire
Les raisons de la colère, par Sami Chemin, page 3
Le sabotage au goût du jour, par un Peinard de la CNT, page 4
L’autruche tacle les socialos, page 5
Tout sur les horreurs feutrées, par Mato-Topé, page 5
Nico et le panier de la ménagère, par Jipé, page 6
La France au pas de lois, par J.-P. Levaray, page 7
Septembre morne, par J.-P. Germain, page 8
Communiqué de la Fédération anarchiste sur les retraites, page 8
Cochons de payants, par J. Langlois, page 9
Le centre Flores-Magon, interview par T. Libertad, page 11
Le petit cauchemar du jour, par Nestor Potkine, page 14
Le prix « Ni dieu ni maître » à Jean Le Gal, par Paco, page 15
« L’Endormeuse », de Jacques Vallet, page 17
Les ondes et nous, par P. Sommermeyer, page 18
José Salamé, une vie pour l’anarchisme, par D. Guerrier, page 19
Radio libertaire, page 22
L’agenda, page 23
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