Groupe de Caen de la Fédération Anarchiste.

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Motions du 65e Congrès de la Fédération Anarchiste

Par facaen :: 19/05/2008 à 16:03
Motion sur la lutte antireligieuse

10 au 12 mai 2008 au Villard (Creuse)

mercredi 14 mai 2008

La Fédération anarchiste, regroupée lors de son 65e congrès à Le Villart (Creuse), adopte la motion suivante :

Nous constatons aujourd’hui la résurgence du religieux, compagnon et outil du capitalisme/néo-libéralisme, dans la vie sociale, politique et économique. Le développement du prosélytisme religieux, se manifestant en particulier dans le repli communautaire de fractions de plus en plus importantes de la population, donne un regain de vigueur à l’obscurantisme. L’érection d’une statue représentant l’ancien pape à Ploërmel, le retour prononcé du créationnisme comme matière universitaire, le développement des églises évangélistes, etc. sont des symptômes parmi tant d’autres de ce renforcement et de l’invasion du religieux dans la sphère publique. Au niveau international, les oppositions religieuses engendrent de plus en plus de conflits, jetant quotidiennement des centaines d’individus dans des guerres de fanatisme. Les attaques contre la liberté des femmes à disposer de leur corps et les actes homophobes se font plus virulents. La réaction des Etats est une complicité active. Le récent discours du président français, au Latran, a réaffirmé la supériorité du curé sur l’instituteur ; l’Union européenne continue de se construire sous les auspices de la chrétienté et des autres religions, et, en plus du développement des institutions privées confessionnelles, les intrusions des références religieuses dans les écoles et l’éducation se font de plus en plus fréquentes ; des maires PCF posent les premières des mosquées...

Cette offensive de la religion, assurant son rôle traditionnel de contrôle social de la soumission, rencontre une opposition qui n’est pas à la hauteur du danger. Cette quasi-indifférence permettra, si rien n’est fait, aux religions et aux sectes de tous poils d’imprégner pernicieusement les esprits et de retrouver une influence que nous pensions disparue.

Il nous semble impératif de réagir de façon énergique. La venue en France du pape, dans ce contexte, constitue une occasion pour nous d’affirmer notre volonté de s’émanciper et de s’épanouir hors du joug aliénant et oppressant des religions.

A bas l’obscurantisme ! A bas toutes les religions ! Vive l’anarchie !

Fédération anarchiste



Motion sur la décroissance

10 au 12 mai 2008 au Villard (Creuse)

mercredi 14 mai 2008

En 2008, le constat d’une crise environnementale globale (épuisement des ressources, effet de serre, déforestation, dégradation de la biodiversité...) est désormais largement partagé.

Partout, la réponse des tenants du système capitaliste consiste à désamorcer la contestation en organisant le consensus autour de fausses solutions. En France, cette stratégie s’est traduite par l’organisation d’un Grenelle de l’Environnement. Les solutions proposées visent avant tout à offrir de nouveaux débouchés au complexe industriel. La fuite en avant technologique aboutit à des aberrations, comme les agrocarburants, dont le développement entre directement en concurrence avec la production alimentaire et accélère la déforestation.

Face aux ravages causés par le développement durable... du système capitaliste, les populations en sont réduites en France à contester la baisse de leur pouvoir d’achat tandis que dans plusieurs pays éclatent des émeutes de la faim.

Le système connaît aujourd’hui un basculement. Si aucun gouvernement ne le reconnaît encore, ce sont bien les limites physiques de la planète qui sont largement dépassées : nous savons que, désormais, le coût du pétrole ne baissera plus.

Le discours dominant s’enferre dans une attitude schizophrène : poursuivre la logique productiviste en accélérant la croissance (rapport Attali) tout en culpabilisant les individus par rapport à leur consommation (discours de Nicolas Hulot). Le démantèlement des services publics participe en ce sens à la disparition de toute gestion collective en limitant ses prestations aux seuls individus solvables.

Insister sur les solutions technologiques et entretenir l’illusion d’une croissance propre permet à la classe dirigeante d’éviter le niveau politique, notamment les questions explosives de la répartition et de la redéfinition des richesses. En effet, le capitalisme, qui tire profit du gaspillage des ressources, est condamné à la croissance.

Sur une planète peuplée de neuf milliards d’individus en 2050, il n’y aura pas d’avenir durable, sans un ralentissement du cycle production-consommation. La seule perspective est une forte réduction de la sphère marchande et donc une diminution du temps de travail (travailler moins pour vivre mieux), bénéfique tant pour l’individu que pour la société : développement du relationnel, usage optimal, social et économe des biens et des services produits.

La relocalisation de l’activité économique doit permettre de renforcer l’autonomie des individus. Toutefois, il faut se garder de toute tentation autarcique de repli sur soi : aucun îlot écologiste ne pouvant survivre dans un océan capitaliste, l’objectif reste l’élimination du système capitaliste.

Contrairement au projet réformiste de décroissance soutenable, nous réaffirmons qu’il est parfaitement illusoire de s’en remettre à l’Etat, alors que celui-ci depuis toujours concentre les moyens et oriente la production au service des multinationales (subventions, infrastructures, recherche et développement, crédits de formation, privatisations, externalisation des coûts, prise en charge des pertes financières, etc.).

La participation d’écologistes dans les institutions montre que les étapes vers l’accession au pouvoir sont jalonnées de tous les renoncements et de toutes les trahisons.

L’autolimitation de l’activité humaine tenant compte des capacités de la planète ne peut résulter que des individus eux-mêmes, s’autogérant et se fédérant entre eux : c’est justement le projet de société libertaire !

La croissance est vitale pour le capitalisme, la décroissance lui est mortelle.

Un certain nombre de pratiques alternatives existent dans la société actuelle, préfigurant un autre futur. Mais aucune autre société ne sera possible tant que ne sera pas mis fin à l’exploitation capitaliste.

Aujourd’hui, les pays riches se satisfont de pseudo-progrès en matière d’environnement alors qu’ils tirent leur niveau de consommation insoutenable de l’exploitation des pays du Sud.

Désormais, nous savons que la décroissance est inévitable, et l’humanité se trouve face à un choix décisif, l’organiser ou la subir : écologie sociale ou barbarie !

Ne pas rompre définitivement avec la croissance, c’est condamner les populations à un avenir proche dans lequel les classes dirigeantes imposeront des restrictions toujours plus sévères au prix d’un contrôle social toujours plus fort et de populations livrées à toutes les guerres et à toutes les pénuries.

A l’opposé, la Fédération anarchiste est porteuse d’un projet qui permet aux individus de gérer la société eux-mêmes : une révolution sociale, écologique et libertaire !

Fédération anarchiste



Motion politique et sociale : Les arrêter, et prendre l’offensive !

10 au 12 mai 2008 au Villard (Creuse)

mardi 13 mai 2008

Le 65e congrès de la Fédération anarchiste constate que l’analyse faite lors de son congrès de 2007, dans la motion « Urgence sociale » se retrouve totalement confirmée par les faits : « Le programme de casse sociale et de répression mis en place par le capital, déjà bien initié par les gouvernements précédents, de droite comme de gauche, se retrouve encore plus en position de force »... « Les plus précaires, les immigrés avec ou sans papiers, les sans-domicile vont être particulièrement touchés par la radicalisation de la répression. »

« Les centrales syndicales, loin de construire la mobilisation sociale se résignent, en échange de leur survie, à négocier la remise en cause du droit de grève, du Code du travail, du contrat de travail ; à faire passer pour de nouveaux droits la fléxisécurité qui n’est que la perte des acquis collectifs de la classe ouvrière »... « L’application de l’accord majoritaire dans les entreprises s’assortit de la dérogation à la hiérarchie des normes. »

Il faut d’abord arrêter de toute urgence ce rouleau compresseur. Sinon, il ne restera rien, avec les franchises médicales, de l’esprit de la Sécurité Sociale, il ne restera rien des services publics et des statuts des personnels avec la « Révision générale des politiques publiques » et les propositions Attali (ancien conseiller de Miterrand). Il ne restera rien du système des retraites par répartition. Il ne restera rien de la laïcité, alors même que Sarkozy déclare que la « question sociale est subsidiaire » mais que celle de Dieu est fondamentale.

L’issue ne peut relever des élections. L’évidence devrait s’imposer : la raclée prise par l’UMP aux élections municipales n’a pas changé d’un iota les orientations pour lesquelles Sarkozy a été missionné par les marchés. Pas plus qu’en 2004 après la débâcle de la droite aux régionales ou qu’en 2005 après le non au référendum sur le Traité constitutionnel européen.

La solution ne viendra pas non plus des combinaisons politiciennes : qu’attendre du PS alors même que son secrétaire général déclare, au lendemain des municipales : « Nous ne sommes pas là pour contredire ou rendre illisible la politique du gouvernement » ? Qu’attendre d’une énième mouture d’un parti pseudo anticapitaliste, mais qui se situe déjà clairement dans une logique électoraliste, sinon confusion politique, opportunisme et perte de temps ?

Comment compter sur les directions des confédérations syndicales alors même que la bagarre des cheminots (régimes spéciaux) d’octobre 2007 a été sabotée, que l’accord sur la « modernisation du marché du travail » a été signé par quatre confédérations et que la position commune sur la représentativité syndicale constitue une étape décisive pour l’intégration, au détriment de sa combativité, du syndicalisme dans l’appareil d’Etat.

Face à ce plan politico-syndical bien huilé qui s’organise un peu partout, et jusque dans les Centres de rétention administrative, il existe tout de même des grains de sable : les luttes des sans-papiers (salariés ou non) qui s’organisent partout, les bagarres contre les plans de licenciements, contre les suppressions de postes dans les écoles, dans les hôpitaux, pour la hausse des salaires, pour le retour aux 37,5 annuités...

Dans le monde, le capitalisme, pour maintenir son taux de profit, doit sans cesse augmenter le taux d’exploitation des ressources humaines et naturelles. Les récentes émeutes de la faim attestent du caractère explosif de la situation, même si les résistances sociales restent globalement aujourd’hui dans le cadre du système.

La croissance économique utilisée comme fuite en avant par le capitalisme pour masquer les inégalités sociales et la pauvreté a accéléré l’épuisement des ressources et fait atteindre les limites physiques de la planète. Renforcée par la spéculation, c’est bien l’augmentation du prix du pétrole devenu rare - et donc aussi de l’ensemble des produits manufacturés - qui rogne sérieusement le pouvoir d’achat au Nord et déclenche des famines au Sud.

Face à ces attaques concertées du patronat et de l’Etat, qui ne visent qu’à enrichir les actionnaires au détriment des travailleurs, il faut une réponse commune des exploités. Il reste donc à fédérer ces mouvements sociaux épars dans un mouvement d’ensemble qui s’appelle la grève générale autogestionnaire.

Le 65e congrès de la Fédération anarchiste appelle à la tenue dans les ateliers, les services, les bureaux, d’assemblées générales décisionnaires avec des mandatés révocables, pour préparer la lutte, d’une part contre chacune des mesures régressives prises par leur patron ou le gouvernement, et d’autre part plus globalement contre la politique d’appauvrissement généralisé des populations. Face à l’Etat et au patronat, les travailleurs du secteur public et du privé doivent pouvoir conduire et contrôler leurs propres luttes sans se préoccuper de ceux qui n’aspirent qu’à les diriger.

Le congrès appelle les jeunes, les chômeurs, les retraités à se joindre aux luttes interprofessionnelles, professionnelles et spécifiques.

Alors, de ces résistances et de ces pratiques pourra naître la perspective d’une grève expropriatrice et gestionnaire : gérons nous-mêmes nos entreprises puisque c’est nous qui y créons les richesses, gérons nous-mêmes la sécurité sociale, les écoles, les hôpitaux et les caisses de retraites, solidairement, avec de vrais moyens gérés collectivement, puisque nous sommes les premiers concernés, gérons nous-mêmes nos quartiers, nos villes, nos zones rurales puisque c’est nous qui y vivons.

C’est la seule issue à l’impasse suicidaire du capitalisme.

Fédération anarchiste



Motion de campagne contre les centres de rétention

65e Congrès de la Fédération anarchiste - 10, 11 et 12 mai 2008 Le Villard (Creuse)

mardi 13 mai 2008

Motion de campagne contre les centres de rétention

Les politiques migratoires continuent de se durcir, en France comme dans la plupart des autres pays riches (et de manière coordonnée pour l’Union européenne) : le nouveau gouvernement met en place un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, promulgue de nouvelles lois rendant encore plus difficiles le regroupement familial et la régularisation des sans-papiers, crée des brigades entièrement dédiées à la chasse aux sans-papiers, annonce des objectifs chiffrés en termes d’expulsion... L’Etat réduit ainsi les personnes à des chiffres, à la manière d’un stock de marchandise. Interviennent d’ailleurs aussi des enjeux économiques : côté pile, « immigration choisie »... par les (et au profit des) patrons ; côté face, l’Etat place les travailleurs sans papiers dans une situation de fragilité administrative qui les met à la merci des exploiteurs. Cette politique a des accents xénophobes et racistes, flagrants lors des contrôles au faciès.

Suite à ces contrôles - et rafles - les migrants sans papiers, majeurs comme mineurs, sont souvent placés en rétention. Les centres de rétention sont des lieux d’enfermement administratif réservés aux sans-papiers. En 2007, plus de 35 000 personnes ont été enfermées dans les centres de rétention français, ceux des DOM-TOM étant particulièrement abjects. Dans ces centres, pour la plupart saturés, les détenus peuvent être fortement réprimés, leurs droits sont bafoués.

La nourriture parfois périmée, les conditions d’hygiène parfois douteuses, notamment à Nanterre et à Marseille, la chaleur étouffante en été, le froid glacial en hiver, l’absence d’espaces de promenades, aucun cadre médical ni psychologique et l’inexistence de recours de manière générale engendrent chez certains retenus un désespoir les poussant à l’automutilation, à la grève de la faim et parfois même au suicide. Suite à la vague de révoltes de début 2008, les mesures de répression ont été durcies : humiliations quotidiennes, fouilles permanentes, tabassage et gazage. A l’échelle européenne, le prétexte de l’harmonisation est avancé dans le but de porter la durée légale de rétention à 18 mois. Il existe également le problème des zones d’attente internationales dans les aéroports, où les retenus sont soumis aux seules lois de la police de l’air et des frontières. En cas d’expulsion, quasi systématique, elle se fait vers le dernier pays de transit, parfois inconnu du migrant.

En tant qu’anarchistes, nous sommes opposés à toute forme d’enfermement (prisons, hôpitaux psychiatriques, centres de rétention...). Priver un être de liberté est un acte barbare, avilissant et constitue une torture physique et psychologique. L’enfermement à long terme conduit à une mort lente, et même à court terme les dégâts sont considérables, voire irréversibles. Il prive l’individu et ses proches de droits fondamentaux comme le droit à une vie sociale et familiale, le droit à l’intimité, le droit à la sexualité. Il s’accompagne, en plus, généralement de brimades, coups et humiliations. L’enfermement est à ce point insupportable qu’il pousse nombre de détenus à attenter à leur vie, la mort représentant une échappatoire à une vie inhumaine. C’est une des pires formes d’oppression.

Ni patries ni frontières ! Liberté de circulation et d’installation pour tous ! Stop au pillage des pays pauvres ! Arrêt des rafles ! Arrêt des expulsions ! Fermeture des centres de rétention ! A bas les prisons, toutes les prisons !

Fédération anarchiste

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